SIEM REAP AUTREMENT

Projet d’eau potable du Phnom Krom – présentation

Bonjour à tous, et à toutes,

Je vais profiter de ce blog pour vous parler des actions que nous menons (ou du moins essayons de mener) ici sur Siem Reap et ces environs, pour aider un petit peu cette population qui en a tant besoin.

Depuis bien longtemps maintenant, nous avions dans l’idée de faire quelque chose pour les villageois du Phnom Krom, colline situé à quelque 12kms de Siem Reap et en bordure du lac Tonle Sap. En effet, nous nous rendons régulièrement là-bas lors de nos balades, pour admirer le coucher de soleil qui y est magique, et aussi tout simplement pour partager des moments simples avec ces gens si chaleureux. Certains d’entre vous connaissent déjà l’endroit pour nous y avoir accompagné, pour les autres, c’est un village plutôt pauvre (voir très pauvre suivant les endroits) et en grande partie oublié du tourisme et de ces retombées financieres, bien que non loin de la ville et de ses hôtels de luxe.

Donc il y a peu, avec notre amie Iza qui est notre partenaire d’entraide, nous nous sommes rendus sur place pour visiter l’école et se renseigner sur leurs besoins. Quelle surprise de constater le nombre d’enfants pour une si petite école, plus de 1200, et surtout quel choc d’entendre la réponse du tac au tac à notre question « Concrètement, de quoi avez-vous besoin ? » : d’eau potable pour les enfants!!!

En effet, en dehors des grandes villes comme Phnom Penh, plus de la moitié des Cambodgiens, soit près de 7 millions de personnes, n’ont pas accès à l’eau potable. Des hommes, des femmes et des enfants en proie à de nombreuses maladies directement liées à la mauvaise qualité de l’eau (maladies diarrhéiques, infections gastriques, hépatites A et maladies de peau). Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans s’élève à 96 pour 1000 alors qu’il est de 3,4 pour 1000 dans nos pays développés !

Pour leur consommation journalière, les villageois utilisent l’eau des puits traditionnels, des trous d’eau, des mares et des rivières. La majorité de ces points d’eau ne sont pas protégés des pollutions de surface et sont régulièrement contaminés par les eaux de ruissellement. Et pour couronner le tout, cette eau est non seulement impropre à la consommation, en plus, devient rare durant la saison sèche.

Donc nous nous sommes mis à chercher quel serait les moyens de trouver une solution viable à cet énorme problème.

Nous avons en premier suivi la piste d’une mini station de traitement, l’organisation américaine Splash nous ayant envoyé un tarif rapide qui s’élève à $3000 avec 5 ans de pièces détaché, bien au-dessus de nos modestes bourses.

Puis nous avons rencontré une ONG, dont je ne citerai pas le nom et qui depuis nous a fait faux bond, mais qui nous a mise sur la piste de puits d’eau potable en faisant un forage profond (environs 40m) pour attendre les nappes phréatiques purifiées par les couches minérales du site. Tarif de cette ONG pour un puits : $1200.

Nous avons donc réuni nos petits sous, cassé nos cochons tirelire, mais nous étions encore assez loin de la somme. Nous avons donc décidé d’en appeler à la générosité des anciens voyageurs de Siem Reap Autrement, et aussi aux anciens clients de la guesthouse de notre chère Iza, Sérénité Guesthouse. En quelques jours seulement nous avions récolté plus de deux fois la somme dont nous avions besoin, a notre grande surprise et satisfaction bien sûr. Les réponses des gens furent incroyables de beauté et d’émotions, pour un si magnifique projet, et nous ne les en remercieront jamais assez !!!

Au jour d’aujourd’hui la somme est plus que la, comme je vous l’ai dit cette ONG nous a lâchement laisser tomber depuis, mais nous avons trouvé une petite société Cambodgienne qui va nous faire tous les travaux pour à peine plus cher : $1600 !!

Voilà ou en est ce superbe projet qui nous tient tant à cœur. Au moment où nous écrivons ces lignes les premiers mètres du forage sont en train d’être percés, donc ne manquez pas la suite dans les jours à venir… Grand merci à tous!!!

 

Les enfants du village que nous essayons d’aider:

enfants du projet eau